La détermination du salaire minimum de croissance relève d’un mécanisme légal encadré par les articles L 3231-5 et suivants du Code du travail, qui organisent sa revalorisation périodique. Dans ce cadre, un arrêté du 22 mai 2026 procède à une nouvelle augmentation du SMIC ainsi qu’à l’ajustement du minimum garanti. Ces dispositions, applicables à l’ensemble des employeurs et salariés de droit privé, entrent en vigueur le 1er juin 2026.
Comment se décline le nouveau montant du SMIC selon les territoires ?
À compter du 1er juin 2026, le SMIC horaire brut est fixé à 12,31 euros en métropole. Ce montant s’applique également en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Pour un salarié soumis à la durée légale de 35 heures hebdomadaires, le SMIC mensuel brut s’établit ainsi à 1 867,02 euros.
Mayotte demeure soumise à un régime distinct. Dans ce département, le SMIC horaire brut est porté à 9,56 euros, soit 1 449,93 euros mensuels pour un temps complet. Cette différenciation territoriale s’inscrit dans le cadre des adaptations législatives spécifiques applicables à ce territoire.
Pourquoi la revalorisation du minimum garanti et du SMIC impose-t-elle une vigilance accrue des employeurs ?
Parallèlement à l’augmentation du SMIC, le minimum garanti est fixé à 4,35 euros à compter du 1er juin 2026. Ce montant, applicable en métropole, dans les collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, sert notamment de référence pour l’évaluation de certains avantages en nature et pour le calcul d’indemnités spécifiques.
Pour les employeurs, cette revalorisation implique un contrôle immédiat des rémunérations versées afin d’assurer le respect du minimum légal. Au-delà des ajustements directs, les grilles conventionnelles indexées sur le SMIC peuvent également nécessiter une adaptation. Le versement d’une rémunération inférieure au minimum légal expose l’employeur à un rappel de salaire et aux sanctions pénales prévues par le Code du travail.
Référence : Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance.
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